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Venezuela : l’ONU critique un projet de loi interdisant aux ONG les financements étrangers

La cheffe des droits humains de l’ONU a dit lundi craindre que le Venezuela n’approuve une loi interdisant aux ONG de recevoir des fonds étrangers, ce qui réduirait davantage «l’espace démocratique» dans ce pays en crise.

«Cette loi, si elle est approuvée et appliquée, réduira encore plus l’espace démocratique», a déclaré Michelle Bachelet, devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève.

«L’argent de l’impérialisme»

Le 14 août, le président de la Constituante et numéro 2 du régime, Diosdado Cabello, a menacé, lors d’une déclaration télévisée, de faire voter une loi en ce sens.

«Le commandant Chavez le réclamait: nous allons nous exécuter et approuver une loi qui sanctionnera sévèrement les ONG et les personnes qui reçoivent de l’argent de l’impérialisme pour conspirer contre notre pays», avait indiqué Diosdado Cabello à la chaîne de télévision publique VTV.

Le Venezuela traverse depuis des mois une profonde crise politique, avec la lutte entre le président Nicolas Maduro et l’opposant Juan Guaido, qui s’est proclamé président par intérim et a été reconnu comme tel par une cinquantaine de pays, dont les Etats-Unis.

«Érosion de l’Etat de droit»

En juillet, Michelle Bachelet avait dénoncé dans un rapport l’«érosion de l’Etat de droit» au Venezuela, détaillant les menaces, tortures, détentions arbitraires et disparitions forcées subis par les opposants et défenseurs des droits humains.

Torture, mauvais traitements et détentions arbitraires, en particulier de militaires, se poursuivent selon la Haut-Commissaire, qui a également déploré que Caracas n’ait pris aucune mesure pour démanteler les Forces d’action spéciales (FAES, un corps d’élite de la police nationale créé en 2017), accusées par l’ONU de mener des exécutions extrajudiciaires.

Michelle Bachelet est en discussion avec le Venezuela pour y ouvrir un bureau. En attendant, elle a pu envoyer des experts sur place pour suivre la situation et visiter des prisons. Elle a ainsi indiqué que les autorités ont libéré 83 personnes, dont certaines figuraient sur la liste du Groupe de travail de l’ONU sur les détentions arbitraires.

La situation des droits humains au Venezuela sera à nouveau discutée ces prochains jours devant le Conseil des droits de l’Homme, alors que des pays préparent une résolution demandant une enquête internationale.

Avec AFP

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