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UP et BR, pour le meilleur…

A l’épreuve des débauchages dans les deux partis siamois de la mouvance, la réforme du système partisan, longtemps vanté en guise de stabilité politique, n’est-elle pas une vraie farce ?

Nos yeux se dessillent enfin, au moment où la ‘’Rupture’’ jette le masque. Avec les communales à venir, la transhumance ne retrouvera-t-elle pas une seconde jeunesse chez ces mouvanciers ? Analyse dans l’exercice de l’éditorial du jour.

La réforme du système partisan avait l’air d’une comédie bien rodée dès le début du prologue. Cette opinion, très peu parmi les concepteurs étaient disposés à l’entendre. Et nous voici maintenant avec des complaisances d’un mercato politique et ce dans une vision manichéenne avec l’Union progressiste et le Bloc républicain.

En effet, cinq mois seulement après les législatives, ceux qui devaient être les modèles sont dans les convenances désuètes au moment où les autres partis (comme le PCB, vieux de 42 ans) continuent de faire les sauts d’obstacles. Et quand le BR et l’UP s’offrent en spectacle avec le premier qui débauche les militants de l’autre, l’UP en embuscades jure de prendre bientôt sa revanche.

En effet, la réforme du système partisan, a été une occasion pour soumettre le Bénin à un conduit idéologique. En son temps, le régime de Patrice Talon a empêché toute analyse sérieuse par une littérature déphasée prenant pour comptant, la rhétorique. Sur la trajectoire politique et la réelle nature de ce régime, doit-on en être surpris ?

Alors qu’on croyait que le système partisan allait nous épargner de ce fléau de mercantilisme politique, nous voici avec les facettes d’un début de crise multiforme qui incite plutôt au pessimisme. Et ce pour plusieurs raisons.

D’abord, la réforme du système partisan, n’a pas asséché les clientèles politiques dans ces deux partis au pouvoir. Cependant, il y a eu des situations aggravantes, puisque les logiques d’accumulation sont demeurées au sein de du pouvoir du ‘’Bénin révélé». D’où les spéculations récurrentes depuis quelques mois entre ses deux partis de la mouvance présidentielle.

Ensuite, cette réforme du système partisan, s’est évertuée à renforcer la domination de la minorité sur la majorité. Et tous les moyens ont donc été utilisés pour conserver le pouvoir. On a donc aujourd’hui au Parlement, des députés qui ont été élu avec 500 voix en dépit de leur impopularité. Alors, au moment où les deux partis de la mouvance se regardent en chiens de faïence, faut-il s’attendre à une régulation de la compétition politique ?

En effet, à la veille des prochaines locales, communales et municipales de 2020, il faut plutôt craindre une poursuite du pourrissement de la situation, au moins jusqu’à l’élection présidentielle de 2021. Il ne peut en être autrement avec ce bâtard et honteux système politique qui exclut la majorité.

Et pourtant, il faut reconnaitre que contrairement aux régimes qui se sont succédé, sous Patrice Talon, soit il n’y a plus de moyens pour le débauchage, soit l’épuisement des ressources de patronage est effectif.

Mais pourquoi ce système politique de la ‘’Rupture’’ continuera-t-il de faire recette ? Raison, le contrôle idéologique va se poursuivre. Et pourtant, l’inefficacité de la propagande d’État est pourtant une réalité malgré la rhétorique agressive.

L’Union progressiste et le Bloc républicain peuvent-ils s’engager dans l’espoir de respecter les équilibres internes en dépit des enjeux ? Question à qui de droit et c’est tout un autre débat.

Par Tutus FOLLY

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