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Transport de pétrole brut en Afrique de l’ouest : les caractéristiques du pipeline Niger-Bénin

Au détour d’une conférence de presse animée ce jeudi 05 septembre 2019 à Cotonou par le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Seidou Adambi, on en sait un peu plus sur les tenants et aboutissants du projet de construction et d’exploitation du pipeline export Niger-Bénin.

«Le pipeline quittera Agadez au Niger, passera par Malanville pour atterrir à Sèmè. Notre pays sera le couloir de passage du pétrole brut. Il a été choisit pour sa stabilité, sa sécurité et aussi pour la paix qui y règne» a déclaré, Samou Seidou Adambi, ministre béninois en charge des mines. C’était à l’occasion d’une conférence de presse animée, jeudi 05 septembre 2019 à Cotonou pour présenter aux médias les diférentes composantes du projet de construction et d’exploitation du pipeline export Niger-Bénin.

Sur le plan économique, ce projet favorisera le renforcement du tissu économique, source d’une croissance économique soutenue et le développement de certains secteurs d’activités (transport de marchandises, transit, consignation, etc) et de nouveaux corps de métiers. Au plan social, le ministre Adambi a indiqué que, par la réalisation de ce projet 3.000 emplois seront créés à la phase de construction du pipeline.

«Pour la phase d’exploitation, ce sont 300 à 500 emplois permanents qui seront créés. Toutes les communes traversées par le pipeline bénéficieront de la réalisation d’œuvres socio-communautaires», a fait savoir aux médias Sam Seidou Adambi qui a révélé que, «d’un montant d’environ 600 milliards FCFA, ce projet est le plus grand investissement direct privé au Bénin. Notre pays n’aura pas à investir un sous dans ce projet, mais collectera plus de 300 milliards de FCFA comme droit de transit et des recettes fiscales».

Quatre départements et dix-sept communes couvertes

Après la présentation du ministre Adambi, l’honneur est revenu à Achille Hodéhou Adjeniya, Ingénieur des procédés pétroliers et Point focal du pipeline Niger-Benin de présenter les différentes composantes du projet. De manière concrète, le pipeline Niger-Bénin est un système de transport de pétrole brut d’une longueur de 687 km au Bénin dont une section terrestre de 672 km, une section maritime de 15 km et une emprise de 500 m.

Quatre départements (Ouémé, Plateau, Collines, Borgou et Alibori) et 17 communes ( Malanville, Kandi, Gogounou, Bembèrèkè, N’Dali, Parakou, Tchaourou, Ouèssè, Savè, Kétou, Adja-Ouèrè, Pobè, Sakété, Ifangni, Avrankou, Adjarra, Sèmè-Kpodji) verront l’oléoduc traverser leur territoire.

L’infrastructure pétrolière à construire est une juxtaposition d’unités de pipeline en acier de 12 à 13 mètres de longueur, de 7,1 mm d’épaisseur, de 508 mm de diamètre extérieur et recouverte d’une couche anticorrosive (soit environ 5.170 unités à souder bout-à-bout) qui seront installées et enfouies dans une tranchée de 1,5 à 2,5 mètres de profondeur et de 3 mètres de large avec 24 stations de vanne le long du pipeline, dont 9 de surveillance et 15 normales.

Deux stations de pompages sont prévues. Il s’agit des stations de pompage de Gogounou et de Tchatchou avec pour fonction de fluidifier et pressuriser le pétrole brut transporté. Entre autres composantes principales de l’oléoduc, trois pompes centrifuges de 300 m3/h dont deux en activité et une en standby ; trois bacs (200 m3, 100 m3et 30 m3) ; un ensemble de valves et une zone de réception et d’envoi du racleur et un Centre d’entretien et de réparation.

Une station terminale à Sèmè

La zone de Sèmè va abriter le terminus la plus importante de toutes les stations du pipeline Niger-Bénin avec une capacité de stockage du pétrole brut avant envoi vers le terminal pour chargement d’un tanker. Il s’agit de trois pompes de transfert de 2500m3/h dont deux en activité et une en standby ; cinq bacs de 250.000 m3 chacun pour le stockage du pétrole brut d’un bac de 1000 m3 pour le gasoil ; d’un Centre d’entretien et de réparation ; d’un débitmètre pour le comptage du brut chargé par les tankers ; d’un Centre de contrôle du pipeline avec surveillance vidéo par la fibre optique.

Quant au terminal pétrolier, il sera implanté à 15 km en haute mer avec un dispositif d’amarrage à point unique de type flotteur (SPM) pour effectuer des opérations de chargement du pétrole ; un tirant d’eau de 15 mètres avec une profondeur d’eau de 27 mètres. Il est à noter que les bonnes relations historiques entre le Niger et le Bénin, que ce soit sur le plan diplomatique que sur le plan économique et commercial ont milité en faveur du Bénin pour abriter cet oléoduc de dernière génération.

Par Joel YANCLO

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