BÉNIN24 TÉLÉVISION
L'actualité en continu et en temps réel

Syrie : Ankara juge «cosmétiques» les efforts de Washington pour créer une zone tampon

Les efforts des Etats-Unis pour créer une zone tampon dans le nord-est de la Syrie sont «uniquement cosmétiques», a jugé mardi le ministre turc des Affaires étrangères, accusant Washington de traîner des pieds.

Un accord conclu le mois dernier entre la Turquie et les Etats-Unis prévoit la mise en place d’une zone tampon entre la frontière turque et les zones syriennes contrôlées par la milice kurde, appuyée par Washington, des Unités de protection du peuple (YPG), le fer de lance des Forces démocratiques syriennes (FDS), à l’est du fleuve Euphrate.

«Il y a eu des patrouilles communes, c’est vrai, mais les efforts pour aller plus loin (…) se sont révélés uniquement cosmétiques», a déclaré à la presse à Ankara le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu.

Patrouille commune

Militaires turcs et américains ont effectué dimanche matin leur première patrouille commune dans le nord-est de la Syrie, composée de six véhicules blindés turcs et d’autant de véhicules américains, pendant un peu plus de trois heures, avant le retour en Turquie des soldats turcs. Il s’agissait notamment pour les soldats d’observer le retrait progressif des forces kurdes de la frontière turque.

Mevlut Cavusoglu a mis les Etats-Unis en garde contre tout retard dans l’application de ce retrait. La Turquie a plusieurs fois menacé d’une action militaire unilatérale contre les forces kurdes. Les contours exacts de la future zone tampon restent flous. Une rencontre entre de hauts responsables militaires américains et turcs est prévue mardi, a indiqué le ministère turc de la Défense sur Twitter.

Le soutien américain aux YPG, en pointe dans la lutte contre les djihadistes du groupe Etat islamique (EI), a été un point de friction majeur entre les deux pays, pourtant alliés au sein de l’Otan, Ankara considérant cette milice comme une organisation «terroriste».

L’un des objectifs de la «zone de sécurité» pour Ankara est de pouvoir y renvoyer certains des plus de 3,6 millions de réfugiés syriens installés en Turquie. Un projet pressant au moment où les combats à Idleb (nord-ouest de la Syrie), où vivent environ trois millions de personnes, font craindre un nouvel afflux de migrants.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan doit rencontrer son homologue américain Donald Trump et évoquer cette question, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies fin septembre.

Avec AFP

Rejoignez-nous sur Facebook
Nous sommes aussi sur Twitter
Application Android

Disponible sur Google Play

 

Immobilier Bénin

ACTUALITÉS RÉCENTES

ACTUALITÉS RÉCENTES

ACTUALITÉS À LA UNE

ACTUALITÉS À LA UNE

CAN 2019

CAN 2019

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre adresse email ne sera pas publiée.

93 − 91 =