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Objectif 6 de développement durable en Afrique : l’accès à l’eau potable ne garantit pas la qualité

Plus souvent, les gouvernements africains misent beaucoup sur l’amélioration de l’accès à l’eau potable sans tenir compte d’investir aussi sur la qualité de cette eau.

Même l’accès à un robinet ne garantit pas une eau sûre et fiable. Environ 1 milliard de personnes dans le monde reçoivent de l’eau courante moins de 24 heures par jour, alors que d’autres n’ont accès à l’eau que quelques heures par semaine. Plus le service est intermittent, plus l’eau est susceptible d’être contaminée, renseigne le World Resources Institute (WRI).

Dans les grandes agglomérations africaines, et en particulier béninoises, bon nombre de gens boivent souvent de l’eau filtrée, minérale (pour ceux qui ont des moyens), tandis que les pauvres achètent souvent le ‘’pure water’’ (eau pure en sachet) sur les places publiques.

«L’eau coule dans nos robinets presque chaque jour, mais je ne fais pas vraiment confiance en cette eau. C’est bon pour se laver avec, faire la vaisselle et préparer de la nourriture. Mais la boire, ah non», s’exclame Vivienne, une jeune résidente de Cotonou.

«Même le pure water qu’on boit du matin au soir, franchement on boit ça seulement parce qu’on n’a pas de grands moyens. Est-ce que c’est une eau de qualité ?», s’interroge Ali Balogun, un commerçant informel.

Nigeria

«À Lagos, au Nigéria, par exemple, 16 ménages voisins partagent une conduite d’alimentation en eau trois jours par semaine, à condition que leur propriétaire verse des paiements mensuels à la ville», explique le World Resources Institute.

«Sinon, le service est interrompu et les ménages doivent attendre dans de longues files d’attente pour se nourrir des forages surexploités ou acheter de l’eau en bouteille coûteuse ou en sachet. Aucune de ces options ne garantit une eau potable sûre ou abordable», ajoute le WRI.

Les pénuries d’eau ou la mauvaise qualité de celle-ci ont un impact négatif sur la sécurité alimentaire, sur les choix de vie et sur les chances en matière d’éducation pour les familles pauvres à travers le monde, souligne les Nations unies.

Lorsque l’eau n’est pas accessible – parce qu’elle n’est pas disponible ou trop chère – les ménages sont obligés de prendre des décisions difficiles. Ils sacrifieront leur santé et leur temps pour s’auto-approvisionner en eaux souterraines et de surface «gratuites» (mais probablement insalubres), ou ils achèteront de l’eau chère.

Conséquences sur la santé Consommer de l’eau de mauvaise qualité présente des risques infectieux sur la santé. A court terme, les effets sont généralement bénins (troubles digestifs, mycoses) mais peuvent s’avérer plus importants (hépatites, leptospirose, typhoïde, cholera, légionellose), selon L’Eau en Poitou-Charentes, un site de l’Agence Régionale de la Biodiversité Nouvelle-Aquitaine.

«Chaque fois que je bois de l’eau de robinet, j’endure des maux de ventre terrible. Cela fait plus de six mois que j’ai stoppé de la consommer parce que la santé n’a pas de prix», déclare Véronique, une infirmière.

Pour les risques encourus à long terme, les symptômes dépendent de la dose et de la durée de consommation. Les maladies développées ont souvent une origine chimique : saturnisme lié au plomb, cancers liés à l’arsenic, au mercure, au chrome, aux nitrates, aux hydrocarbures … présents dans l’eau, selon Eaufrance.

Par Issa SIKITI DA SILVA

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