BÉNIN24 TÉLÉVISION
L'actualité en continu et en temps réel

La Colombie accuse le Venezuela de vouloir la bloquer avec l’aide de groupes armés

Le Venezuela cherche à bloquer les infrastructures civiles et militaires de la Colombie, avec l’aide des rebelles de l’ELN et de dissidents de l’ex-guérilla Farc, a affirmé le commandant des forces armées colombiennes dans un entretien publié mercredi.

«C’est très clair, ce qu’ils veulent c’est nous bloquer. Nous devrons le dénoncer car il s’agit d’attaquer les infrastructures d’un pays, ses capacités économiques, son peuple, sa sécurité alimentaire», a affirmé le général Luis Fernando Navarro au quotidien colombien El Tiempo.

«Menaces répétées du régime de Maduro»

Il a ainsi confirmé une information de l’hebdomadaire Semana qui a fait état de rapports du renseignement vénézuélien sur un travail commun des autorités de ce pays avec des groupes armés colombiens. Dans ces rapports, les forces armées vénézuéliennes et les groupes rebelles analysent des points stratégiques des infrastructures colombiennes: installations gouvernementales et militaires, ports, aéroports, ponts et routes.

«Ces bandits (guérilla de l’ELN et dissidents des Farc) ont et peuvent fournir un certain type d’informations. En outre, vu les menaces répétées du régime de (Nicolas) Maduro contre l’Etat colombien, nous supposons qu’il détient des renseignements sur nos actifs stratégiques», a ajouté le général Navarro.

«Nous avons aussi procédé à des actions de renseignement et de contre-renseignement pour détecter quelles sont les cellules qui espionnent nos actifs, qu’on les appelle agents extérieurs ou bandits des organisations terroristes colombiennes», a-t-il affirmé, précisant que le président Ivan Duque «a travaillé aux niveaux politiques, diplomatiques pour préparer les dénonciations adéquates».

Climat de tensions

Ces propos interviennent dans un climat de tensions entre les deux pays, qui partagent une frontière de 2200 kilomètres, où Nicolas Maduro a ordonné des manœuvres militaires jusqu’au 28 septembre et le déploiement de missiles.

Selon le général Navarro, un millier de rebelles de l’Armée de libération nationale (ELN) et environ 600 dissidents de l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), qui a signé la paix en 2016, sont réfugiés au Venezuela.

«Nous sommes au courant de la connivence des autorités du régime de Maduro, de la Garde nationale, de l’armée bolivarienne. Elles leur garantissent une permissivité totale et absolue, ce qui leur permet d’être tranquilles», a-t-il déclaré. Il a ajouté que «la situation» au Venezuela, confronté à une grave crise politico-économique, fait que des ressortissants de ce pays rejoignent ces groupes armés.

L’ELN, la dernière guérilla active de Colombie, compte environ 2300 combattantes, de même que les groupes dissidents des Farc, selon les services de renseignement militaires.

Nicolas Maduro accuse son voisin et les Etats-Unis de comploter contre lui. Il a rompu toute relation avec Bogota en février lorsque la Colombie et une cinquantaine d’autres pays ont reconnu son opposant Juan Guaido en tant que président par intérim.

Avec AFP

Rejoignez-nous sur Facebook
Nous sommes aussi sur Twitter
Application Android

Disponible sur Google Play

 

Immobilier Bénin

ACTUALITÉS RÉCENTES

ACTUALITÉS RÉCENTES

ACTUALITÉS À LA UNE

ACTUALITÉS À LA UNE

CAN 2019

CAN 2019

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre adresse email ne sera pas publiée.

1 + 7 =