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Gouvernement, pas d’ébullition

Le périmètre de l’action gouvernementale reste sous la responsabilité de Patrice Talon. Mais avec ce remaniement qui survient après une crise électorale qui se poursuit que fera le chef de l’Etat ? Va-t-il s’autonomiser dans ses réformes ou bénéficier de plus importants moyens pour l’avenir ? Analyse dans l’exercice de l’éditorial du jour.

Patrice Talon, maintiendra-t-il le cap des réformes synonymes de monolithisme, de dictature, d’exclusion de l’opposition, de répression, d’injustice et de faible amplitude économique avec son Programme d’actions du gouvernement ? Il n’y a aucun doute que les réformes se poursuivront. Et ce pour plusieurs raisons ?

Ce remaniement permet au chef de l’Etat d’asseoir ses capacités à poursuivre les réformes en dépit du contexte de crise politique institutionnelle. En effet, quand on analyse sous toutes les coutures cette nouvelle équipe gouvernementale, Patrice Talon n’aura pas de difficultés pour suivre convenablement tous ses dossiers.

Mieux, il a l’immense avantage de pouvoir tisser des liens très utiles avec ses deux partis siamois dont certains membres font leur entrée au gouvernement. Dès lors, au regard des grands marqueurs de la nouvelle équipe, Patrice Talon, (à part Hervé Hêmomey au Transport et Alain Orounla à la Communication), a fait venir des gens qui se sont pas venus pour bouleverser ses cristaux en jouant les premiers rôles sur la scène gouvernementale.

Dans le même temps, Patrice Talon a solidement en main, le gouvernail grâce à ses ‘’tôliers’’ comme Sacca Lafia, Romuald Wadagni, Sévérin Quenum, Aurélien Agbénonci.. Tous ses ministres sont restés à leur poste régalien avec une grande partie de dossiers en commun et la lourde charge de continuer les réformes tout comme de rien n’était.

La présence de tout ce beau monde qui demeure l’épicentre de son pouvoir, offre au chef de l’Etat des atouts certains pour incarner l’homme de la situation et poursuivre les réformes de tous ses vœux.

En outre, les législatives ayant été exclusives, Patrice Talon a davantage sa boîte constitutionnelle à outils bien fournie. Selon la Constitution, c’est bien en effet, le président de la République qui nomme le gouvernement.

Le Parlement qui n’avait que l’avis consultatif, aujourd’hui illégitime, a donc donné son accord de principe comme si de rien n’était. La suite, on la connait. Et à ce décor, on aura la Cour constitutionnelle qui restera dans les génuflexions jusqu’à la fin du mandat, la Cena sera aux ordres pour les deux élections à venir (les communales/municipales de 2020 et la présidentielle de 2021) sans oublier le Cos-Lépi installé ce matin qui doit compléter la galaxie aux antipodes de la démocratie.

Mais le régime de la ’’Rupture’’ n’a que cure d’une démocratie exemplaire. Pour elle donc la solution idéale, c’est de poursuivre en dépit du verrouillage institutionnel réel, les réformes.

En effet, avec les législatives exclusives du 28 avril 2019, Patrice Talon a fini avec la souplesse des institutions. Il est davantage convaincu que dans le but de ‘’promouvoir’’ le Bénin et de le révéler au monde pour convaincre des investisseurs de s’engager, il faut continuer dans la même voie. Pourtant le peuple qui a vomi son pouvoir à 73%, lui demande expressément soit de reconsidérer son élan ou de marquer un arrêt

Dans un pareil contexte, où le régime de Patrice Talon s’offrait déjà un confort certain, voilà son nouvel exécutif qui s’évite une séquence d’ouverture pour finir avec la crise institutionnelle. Que fera le peuple détenteur de la souveraineté ? Va-t-il s’accommoder ?

Avec cette formulation proposée en suite à ce remaniement, on peut tout naturellement répondre par la négative.

Par Titus FOLLY

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