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Fermeture des frontières Nigeria-Bénin : Buhari serre la corde. Talon entre le marteau et l’enclume

Après des mises en garde, le président nigérian, Muhammadu Buhari, est passé à la vitesse supérieure en décidant de fermer ses frontières avec le Bénin. Objectif, mettre fin à la contrebande dans les échanges commerciaux entre les deux pays.

Le décret de la présidence de la République fédérale du Nigéria a été signé et a déjà pris effet pour un mois. Pendant ce temps, il s’agit d’endiguer tous les circuits qui causent l’entrée illégale des produits au Nigeria.

Conséquence, les échanges commerciaux entre le Nigeria et le Bénin sont au point mort depuis l’entrée en vigueur de ce décret. Et aucun accord de libre-échange entre les deux pays n’a résisté devant le décret du président Muhammadu Buhari du Nigéria.

En effet, après plusieurs rappels à l’ordre, les autorités nigérianes ont appliqué la manière forte. Une attitude qui va contraindre les autorités béninoises à revoir leur copie. Il y a d’ailleurs, quelques semaines, l’homme le plus riche de l’Afrique, Aliko Dangote, d’origine nigériane, accusait le Bénin lors d’une table-ronde consultative sur la croissance de la Banque centrale de son pays. C’était le 8 juin dernier en ces termes «Aucun pays ne peut survivre avec un voisin comme le Bénin». A l’époque, certains ont dénoncé son comportement à l’endroit d’un pays voisin tandis que d’autres, ont reconnu la véracité de ses propos.

À Abuja, c’est non négociable.

En effet, le Nigéria dans la dynamique de protéger son économie et promouvoir sa production locale est désormais déterminé à mettre fin à la contrebande avec le Bénin.

Outre les autres produits agroalimentaires, c’est l’essence frelatée communément appelée ‘’essence Kpayo’’ constitue la discorde et qui a obligé le Nigéria à fermer ses frontières.

Le gouvernement nigérian en dépit des accords de libre-échange entre les deux Nations n’entend plus autoriser le Bénin à déverser sur son marché des produits importés tels que le riz, les véhicules d’occasion,… et ce en dépit même du tout dernier accord de l’AZLEC signé le mois dernier au Niger.

Et pourtant, les deux présidents Buhari et Talon, avaient décidé de la création d’un comité conjoint pour lutter contre cette contrebande de produits de base, comme certaines céréales, la tomate, les ananas. C’est d’ailleurs ce pourquoi, une commission de lutte contre le commerce de la contrebande de produits de base a été mis sur pied à l’occasion d’une visite de travail du président Patrice Talon à Abuja. Il semblerait également que le riz béninois inonde le marché nigérian faisant la concurrence à la production nigériane et du coup inhibe les actions du gouvernement nigérian de contribuer à l’essor de ses producteurs.

Quelle porte de sortie pour le Bénin ?

L’alternative pour Patrice Talon est de faire son mea culpa et de négocier. Et en la matière, le chef de l’Etat béninois en dépit de ces vacances, aurait déjà pris langue avec son homologue nigérian. Le président Talon (selon des sources portant crédibles au Nigeria mais non confirmées par celles du Bénin très peu prolixes sur la question), va devoir écourter ses vacances pour se rendre dans les meilleurs délais chez Muhammadu Buhari.

Réussira-t-il à convaincre son homologue de déverrouiller l’étau pour ne pas l’asphyxier ? Ceux qui maitrisent les us du président Buhari, laissent entendre qu’il ne serait pas surprenant de le voir appliquer entièrement son décret. Mais au cas où, il reviendrait sur sa décision, il va falloir que Patrice Talon donne des gages fermes. Si Talon réussit à négocier avec Buhari, il fera d’une pierre, deux coups. Obtenir, l’ouverture des frontières tout en évitant la crise financière au Bénin. Un cycle financier incertain plane sur le Bénin

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3 COMMENTAIRES
  1. Adjadi dit

    Même lorsqu’ on chef d’étway il faut respecter ces engagements si aujourd’hui vous plus de respect pour vos concitoyens respecter le voisin
    Donc arrêtez de ruser avec tôt le monde

    1. Ogoubi dit

      Vous êtes aveuglé par vos aigreurs. Vous parlez de qu’elle ruse et de la part de qui? Ces problèmes de contrebande ne datent ni de Talon ni d’aujourd’hui. Qu’avait pu faire Yayi contre les faits incriminés par le Nigeria? Et qu’avaient pu faire leurs prédécesseurs? Arrêtez d’être bornés et plombés en intelligence par vos aigreurs de nostalgiques d’un système abject dont vous profitiez. Faites des efforts pour grandir un peu d’esprit. C’est dans votre intérêt.

  2. Et Voilà dit

    On veut avoir une monnaie commune, un marché commun, et on se permet de fermer sa frontière pour des problèmes liés
    à la circulation de marchandises. On n’y est pas encore.
    Soit il y a la libre circulation des marchandises, ou il y a des taxes douanières. On ne peut pas se permettre de fermer sa frontière de cette façon.
    Messieurs les journalistes, informez vous sur ce que dit les accords commerciaux de la sous région, avant de mettre la pression sur le premier d’entre vous.
    Merci

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