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Féminicide à Perpignan : l’accusé condamné à 22 ans de réclusion pour avoir étranglé sa femme

Un quadragénaire jugé pour avoir étranglé, en novembre 2016 à Perpignan, sa femme âgée de 26 ans qui voulait le quitter après avoir découvert son homosexualité a été condamné mercredi à 22 ans de réclusion criminelle par la cour d’Assises des Pyrénées-Orientales.

Dans la matinée, à l’issue de trois jours de procès, l’avocate générale avait requis une peine de 27 ans de réclusion criminelle.

«Les causes sont multiples: l’émancipation de son épouse qui voulait divorcer, mais aussi le fait que si elle partait son homosexualité (de l’accusé NDLR) serait révélée», avait souligné l’avocate générale, Marie-Céline Straub, ajoutant que «l’intention de tuer ne souffre d’aucun doute». L’avocat de la défense, Me Louis Dolez, a de son côté plaidé l’altération du discernement de son client, Madani Khelouf, qui avait affirmé devant les enquêteurs avoir été saisi d‘”une pulsion ingérable”.

Cet argument de Me Dolez, qui avait demandé une «peine juste», n’a pas été retenu par la cour. Sabrina, de 17 ans plus jeune que son époux, a été tuée après avoir découvert l’homosexualité de son conjoint et lancé une procédure de divorce. Partie vivre dans un foyer, elle avait croisé son époux dans la rue et ils étaient montés à leur domicile où il l’avait frappée avant de l’étrangler.
Des «bêtises» sur fond d’alcoolémie «au bled»

Madani Khelouf avait lui-même alerté ses proches après les faits. Interpellé à proximité de l’hôtel de police où il était venu se rendre, il avait réitéré ses aveux devant les enquêteurs. Née en Algérie, la jeune femme avait rencontré son futur époux par l’intermédiaire d’un membre de sa famille à l’université. L’union, qui lui donnait l’opportunité de venir en France poursuivre ses études, avait été célébrée en 2012.

Mardi à l’audience, la présidente Sylvie Chamayou a indiqué que les soeurs du mari avaient évoqué l’homosexualité de leur frère avec Sabrina. L’une des deux sœurs, aujourd’hui décédée, qui était l’épouse de l’amant de l’accusé, avait même précisé que la relation durait «depuis très longtemps». Le beau-frère, lui, n’a pas reconnu de véritable relation avec l’accusé, évoquant simplement des «bêtises» sur fond d’alcoolémie «au bled».

Ce procès intervenait près d’une semaine après le début du «Grenelle des violences conjugales» organisé par le gouvernement pour tenter d’enrayer le fléau des féminicides. Plus de 100 victimes de féminicides ont été recensées depuis le début de l’année par un collectif militant, contre 121 sur l’ensemble de 2018 selon le décompte officiel du ministère de l’Intérieur.

Avec AFP

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