BÉNIN24 TÉLÉVISION
L'actualité en continu et en temps réel

Faillite des médias, l’autre leçon de Talon

«On ne dénombre plus les médias emblématiques qui ont disparu ou qui sont menacés de faillite à cause de la révolution numérique…». Ainsi s’exprimait Patrice Talon, lundi dernier à l’occasion de l’installation de la 6ème mandature de la Haac. J’ai aimé et applaudi cette radioscopie du chef de l’Etat.

Mais au-delà de ce diagnostic, devrait-il incriminer dans la vente des histoires, la révolution du numérique comme responsable de la faillite du modèle économique des médias ? Analyse dans l’exercice de l’éditorial du jour.

L’avenir «…des médias emblématiques qui ont disparu ou qui sont menacés de faillite…», intéresse à plus d’un titre Patrice Talon. Une chose est certaine, ce n’est pas un novice qui parle, c’est le décryptage d’un connaisseur de la chose.

En effet, quand Patrice Talon a commencé par compter le thaler en milliards grâce au coton, l’ex magnat de l’or blanc aurait financé des quotidiens de la place jusqu’à une époque récente. Certains acteurs des médias dans des salons feutrés, entre plusieurs capsules, n’ont cessé de raconter l’épopée de leurs relations avec lui.

«C’est grâce à lui que j’ai créé mon journal». Cette rengaine a été plusieurs fois entendue pour magnifier ce mécène, Patrice Talon. L’existence des atomes crochus avec l’ex magnat, réalité ou intox ?

Et voici Patrice Talon qui développe une thématique relative à l’avenir des médias qui disparaissent un à un. Et au cimetière des journaux, Le Citoyen, les Echos du jour, L’Aurore, Adjinakou…donnent raison au président de la République que «…des médias emblématiques ont disparu…».

D’où l’importance de son invite pour que la Haac nouvelle mandature se mette résolument au travail pour redorer le blason de la presse béninoise.

Avec cette déclaration du chef de l’Etat, le débat du modèle économique des médias est plus que d’actualité.

Dans un contexte structurel et conjoncturel, quel archétype faut-il pour la presse ? En la matière, il n’y a pas un modèle standard. Cependant, il faut des investissements originaux développés sur le format de l’entreprise privée avec un contenu adéquat pour réussir.

A cela, il faut ajouter une régie publicitaire sans oublier une mercuriale et une centrale d’achats. Tout cela passe par un cadre règlementaire mieux adapté pour mieux régir, le statut des entreprises de presse. Mais avant tout, il faut le soutien du secteur bancaire jusque-là frileux. C’est à ces conditions que les médias sortiront «…le métier de l’amateurisme et de la vénalité» pour reprendre cette citation du chef de l’Etat.

Mais là que le bât blesse, c’est que les jeux de réponse de l’analyse de Patrice ne sont pas symétriques. En effet, le président de la République, a nommément accusé la révolution numérique d’être le responsable de la faillite des médias. On n’a pas besoin de graphique pour lui faire comprendre le contraire.

En effet, loin de valoriser une autre étude sur la révolution numérique, force est de reconnaitre qu’elle est devenue pour les médias, un créneau porteur. Par son truchement, les médias peuvent avoir un changement de stratégies ou d’incarnation. Dès lors, l’ordre de grandeur avec la révolution numérique devenue inéluctable, augure d’un grand intérêt pour les médias.

Cependant, malgré cette dissonance présidentielle, à l’heure des inforoutes de la communication, sa problématique s’ouvre à des analyses plus fines et des interférences instructives sur l’effet général.

L’avenir des médias au Bénin version Patrice Talon est-elle une histoire plus intéressante ou moins ? C’est selon. Mais faut-il le croire quand on sait que comme un bon commanditaire, depuis trois ans, il n’a fait que construire de longues séries de promesses non tenues ?

Par Titus FOLLY

Rejoignez-nous sur Facebook
Nous sommes aussi sur Twitter
Application Android

Disponible sur Google Play

 

Immobilier Bénin

ACTUALITÉS RÉCENTES

ACTUALITÉS RÉCENTES

ACTUALITÉS À LA UNE

ACTUALITÉS À LA UNE

CAN 2019

CAN 2019

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre adresse email ne sera pas publiée.

− 8 = 2