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Echauffourées postélectorale à Cadjèhoun : Dame Prudence Amoussou, décédée des suites d’une maladie ou tuée par balles?

Aux lendemains des violences survenues les 1er et 2 mai derniers à Cadjèhoun, des voix se sont élevées pour la manifestation de la vérité. Mais aussi extraordinaire que cela puisse paraître, avec enfin la remise des cadavres aux familles éplorées, on apprend sur les réseaux sociaux que dame Prudence Amoussou serait morte des suites d’une maladie et non par balles. A nouveau des questions se posent…

De quoi est morte Prudence Amoussou ? D’une maladie et si oui laquelle ? De balles réelles à l’occasion des échauffourées lors des violences postélectorales de Cadjèhoun les 1er et 02 mai 2019 ? Au-delà des questionnements, Prudence Amoussou, c’est désormais un nom gravé dans les archives des violences électorales au Bénin et que n’oublieront pas de sitôt, les Béninois et surtout les enfants et la famille de la disparue.

A en croire une information relayée par nos confrères de Soleil Fm et qu’aurait surtout contesté les responsables d’Amnesty International, dame Prudence Amoussou serait décédée des suites d’une maladie. Ce serait la mention portée sur la fiche médicale de déclaration de son décès. Comment saurait-on alors qualifier cette information de source officielle si elle était avérée ? Ne relèverait-elle pas d’un crime contre la mémoire de la défunte et l’honorabilité de ses enfants et des membres de sa famille ? Ne serait-pas là un sacrilège contre la l’intégrité morale de l’ensemble des populations béninoises exceptées certainement ces béninois qui voudraient qu’il en soit ainsi ? Ne serait-ce pas une négation des valeurs intrinsèques du genre humain ? Et s’il se confirmait que ce soit une version officielle, cela ne pourrait que semer intrigue dans les populations alors que les images de sa mort par balle ont fait le tour du monde ? Qui aurait eu le courage de s’inscrire dans l’îlot des incompétents pour oser écrire pareille grossièreté ? Cela ne saurait s’expliquer car le montage et trop grossier. Où est alors le respect dû aux morts ? Comment pourrait-on expliquer ce rapport produit et qui serait en déphasage avec la réalité ?

Il y aurait-il deux dames Prudence Amoussou décédées, l’une des suites d’une maladie et l’autre par balles ? Si tel est le cas, laquelle des deux serait alors décédée des suites de l’utilisation d’armes létales devant des personnes présentes sur le lieu du meurtre et devant au moins sa fille aînée ? Tous ceux qui l’ont vu mourir dans les conditions que l’on sait, se seraient-ils trompés de personne ?

En effet, on se souvient des conditions du décès de cette dame qui a succombé à ses blessures après avoir reçu une balle dans le dos lors des violences des 1er et 2 mai derniers à Cadjèhoun, quartier de résidence de l’ancien Chef d’Etat Thomas Boni Yayi et dont les militaires avaient encerclé pour des raisons de sécurité a-t-on dit, le domicile ? On se rappelle que c’est suite à la rumeur sur l’arrestation de l’ancien Président Thomas Boni Yayi que Cadjèhoun s’embrase en réaction à cette rumeur.

Et pour contenir une foule débordante, déchaînée, des hommes en uniforme et armés sont déployés sur le terrain. Puis advint l’inadmissible avec des tirs à balles réelles sur les manifestants avec des blessés et morts d’homme parmi lesquels figurerait : Prudence Amoussou. En son temps, le ministre de l’Intérieur avait fait économie d’abord, mais par la suite, il a fini par reconnaitre qu’ils ont tiré sur des citoyens à balles réelles.

Selon les propos de l’envoyé de radio Soleil Fm au CNHU, l’agent interrogé sur cette version des faits aurait répondu : «C’est cette mention qui est généralement portée sur les fiches médicales dans ces cas-là». Alors la question qu’on se pose est de savoir par quelle magie, après vérification, cette dame serait décédée des suites d’une maladie ? Ce rapport s’ilse confirmait, relaterait-il la vraie version de ce qui s’est passé ? Ne serait-il pas biaisé ? Pour ce que tout le monde sait à l’international, comment pourrait-on encore biaiser un tel rapport ? Comment peut-on faire économie de vérité à ce point ? La rupture ne se mettrait-elle pas des bâtons dans ses propres roues ? Puisque si l’information est vraie, les associations de défense des droits de l’homme et des ONG saisiraient les structures internationales compétentes pour exiger des enquêtes impartiales. Et là encore, imaginez la suite. Aurait-on besoin de faire tout cela ? Et la question se pose : de quoi serait morte dame Prudence Amoussou ?

Par R.M.A.

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