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Développement intégré des filières : l’extension de la culture du coton menace le karité

La production du karité a du plomb dans l’aile. Plusieurs causes sont à la base de cette situation dont l’extension de la culture du coton.

La production de l’or blanc, la culture de rente par excellence au Bénin, nécessite de plus en plus d’espace. De ce fait, pour avoir cette Surface agricole utile conséquente pour le coton, les producteurs excellent de plus en plus en plus dans la coupe abusive des arbres de karité. Ce constat a été fait grâce à un document intitulé : ‘’Document de position des OCS et des Syndicats du Bénin sur le développement intégré des filières Anacarde et Karité’’.

Mais il se fait que le coton n’est pas le seul responsable identifié en ce qui concerne ceux qui font planer des menaces sur la filière Karité.

En effet, entre autres, le document a pointé du doigt la production du charbon, la fabrication des mortiers et des objets d’art. L’on évoque également, la faible productivité des arbres ajoutée à la faible densité des plantations, l’insuffisance de réglementation et la qualité et la méconnaissance des normes de qualité des amandes et du beurre.

Dans ledit document donc, des Organisations de la société civile et des syndicats ont exposé de façon claire et explicite leur position. C’est à travers des résultats d’analyse des évidences sur la situation actuelle de cette filière de karité. Le document met également en exergue les engagements pris à divers niveaux, afin de contribuer à l’amélioration de la situation actuelle peu reluisante que vit la filière karité dans notre pays.

Plusieurs partenaires nationaux et étrangers ont soutenu au plan technique ou financier de cette édition Il s’agit entre autres du Royaume des Pays-Bas à travers Edukans, Icco Wilde Gazen Pascib et Dedras.

‘’Document de position des OCS et des Syndicats du Bénin sur le développement intégré des filières Anacarde et Karité’’, est le titre de ce document de 32 pages qui fait une présentation des fondements de la note de position sur les enjeux majeurs de développement inclusif et intégré des filières anacarde et karité.

Mieux, il referme une synthèse des actions de plaidoyer et des engagements des Organisations de la société civile et des syndicats. Cette publication passe à la loupe de nombreuses recommandations issues de plusieurs études menées dans ces deux secteurs.

Le cas de l’anacarde

Pour les OSC et les syndicats, l’anacarde est en deuxième position sur la liste des filières d’exportation après le coton prioritaire dans le Plan stratégique de développement du secteur agricole (PSDSA).

Cependant, la filière anacarde reste fortement tributaire de la chaîne des valeurs avec les noix brutes pour le marché national ou international. Des experts estiment qu’environ 95% des noix brutes sont exportées et la production de noix de cajou occupent plus de 20 000 petits producteurs. Mais ces chiffres contrastent largement avec celui de la productivité estimé à moins de 400 kg/ha en moyenne.

Au nombre des problèmes qui expliquent cette faible productivité figurent en bonne place l’accès difficile au financement des producteurs, la faible mobilisation des producteurs autour de la vente groupée et l’appauvrissement des terres, sur fond de vieillissement des plants d’anacardier.

Ce tableau peu reluisant n’est pas tout aussi loin de celui du karité géré sur la base des chaînes de valeurs ajoutées caractérisées par une économie de cueillette.

Comme thérapie à ces différents maux qui minent ces filières, après analyses et constats et relations de causes à effets, des propositions d’actions et plaidoyers sont formulées. Ces propositions portent sur l’actualisation de nombreux textes, lois et décrets sur la protection des ressources anacarde et karité.

Aussi, afin d’accroitre le volume d’amande de karité et de noix de cajou, faut-il poursuivre l’inscription dans les lois des finances de l’Etat, l’exonération des équipements de production, de transformation. Sans oublier le conditionnement de ces deux produits, la création d’un cadre propice à l’investissement privé dans la filière karité.

En outre, les OSC et syndicats proposent le vote de loi sur les interprofessions, l’élaboration et la mise en œuvre des mesures incitatives pour l’adhésion massive à leurs faîtières de base.

Enfin, ils plaident pour l’inscription de la production de karité comme une priorité de la politique gouvernementale en matière de gestion de l’environnement. Il y a également, la prise de mesures et textes réglementaires visant à améliorer les conditions de vie et de travail des différents acteurs impliqués dans ces deux chaînes.

Comme on le voit, c’est aux confluents de ces mesures que ces deux filières auront leur bouée de sauvetage.

Par Ibrahim Yarou DJIBRIL

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