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Dépenses d’investissement en 2018 : le Bénin a injecté 445,6 milliards FCFA dans les secteurs vitaux

Le projet de loi portant gestion de finances 2020, a été conçu par la Direction générale du budget (DGAE) et mis en ligne sur le site internet du ministère de l’Economie et des finances, il y a plusieurs mois. On y retrouve le point des investissements consentis par le gouvernement du Bénin au cours de l’année 2018.

Le projet de loi portant gestion de finances 2020 renseigne qu’en 2018, les dépenses d’investissement se sont établies à 445,6 milliards FCFA. Ce qui constitue une hausse de 48,7% par rapport à l’année 2016. A en croire le document cité ci-dessus, cette tendance haussière des investissements depuis 2016 se justifie par la mise en œuvre du programme d’investissement public inscrit au Programme d’actions du gouvernement.

Toutefois, on note par rapport à 2017, une baisse de 9,3%. Cette baisse est consécutive à la volonté du gouvernement de revenir progressivement au critère de convergence de l’Uemoa relatif au solde budgétaire. Pour ce faire, le gouvernement a décidé de mettre le secteur privé à contribution pour l’exécution de son programme d’investissement.

Selon les informations recueillies dans le projet de loi des finances 2020, les dépenses effectuées par le gouvernement de Patrice Talon, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, ont permis d’enregistrer des avancées notables entre 2017 et 2018.

Dans le domaine de l’agriculture, on peut citer : la montée de 23,8% des superficies emblavées de coton de 2017 à 2018 ; l’accroissement remarquable de 63,8% de la production maraichère entre 2017 et 2018 ; l’accompagnement des exportateurs d’ananas pour l’accès au marché de l’Union européenne (9 sociétés, 54 certificats sanitaires valides délivrés, 1 020 tonnes exportées vers les marchés de l’Union européenne) ; la production et la diffusion de semences certifiées au profit des producteurs des filières riz, maïs, maraîchage, graines/plants greffés d’anacarde, vitro-plants et rejets d’ananas ; la mise en place du Fonds Revolving par certains projets (cas du PAIA-VO) pour appuyer les paysans semenciers à la production et faciliter l’accès aux producteurs ; etc.

Dans le domaine de l’élevage, les actions suivantes ont été posées :la mise en place de 18 kits de semences bovines et 840 paillettes pour l’insémination artificielle dans 10 communes d’intervention du Pafilav ; l’aménagement de 12 051 hectares d’aires de pâturage pour les animaux ; la réhabilitation de 8 retenues d’eau ; la réalisation de 71 forages productifs ; la construction et l’équipement de 10 aires d’abattage dans 10 communes ;la reconstruction de l’abattoir de Cotonou ; la construction et l’équipement de quatre mini-laiteries et la réhabilitation d’une mini-laiterie à Gogounou ; la construction de quatre postes de contrôle vétérinaires transfrontaliers.

Dans le domaine de la pêche, les actions suivantes ont été notées : l’amélioration de la production nationale de la pêche maritime artisanale de 94,4% ; l’accroissement de la production nationale de la pêche maritime industrielle de 328,1% ; l’augmentation de 12,9% de la production nationale d’aquaculture continentale ; etc.

En ce qui concerne la branche des BTP, il y a eu le démarrage du projet asphaltage ; le démarrage de la réhabilitation du stade de l’amitié ; le démarrage de la construction des nouveaux stades (21 stades); le traitement de 10 829,216 kilomètres de pistes ; la construction d’infrastructures routières, etc.

Le secteur de l’énergie occupe une place prépondérante dans la politique économique du Bénin. En 2018, le gouvernement a procédé à la réalisation de plusieurs infrastructures dont : la construction de la centrale duale de Maria-Gléta de 120 mégawatts qui a atteint en 2018, un taux de montage de 88%, un taux de livraison d’équipement de 99,5% et un taux de réalisation financière de 88% ; la réception de groupes ayant une capacité de huitmégawatts à la centrale de Porto-Novo ; la réception de groupes ayant une capacité de dixmégawatts à la centrale de Natitingou ;la réception de groupes ayant une capacité de 12mégawattsà la centrale de Parakou, etc.

En ce qui concerne le domaine de l’économie numérique, les actions suivantes ont été notées dans le projet de loi de finances 2020 : la réhabilitation et l’extension du réseau de transport national avec 2 000 kilomètres de fibre à travers 67 communes avec 47 points de présence ; la construction de réseaux métropolitains à Cotonou, Porto-Novo, Abomey-Calavi, à travers des boucles métropolitaines en fibre optique (environ 220 kilomètres de fibre optique); la construction des infrastructures liées à la TNT (bâtiment technique, construction de pylône) sur les différents sites de la partie septentrionale, à savoir : Parakou, Kandi, Malanville, Boukoumbé, Kouandé, Djougou, Tchaourou, etc ; la mise en fonction de la TNT dans la sous-plaque méridionale constituée de Porto-Novo, Gbéhoué, Abomey-Calavi et Cotonou ; la mise en place et l’opérationnalisation du e-visa;la construction du bâtiment devant abriter le Data Center National ;la mise en place de «e-identité» et l’achèvement de la première phase du Ravip, etc.

Dans le domaine du tourisme, le gouvernement de Patrice Talon a procédé à la construction d’un nouveau hangar d’avions pour l’Ultra Moderne Light (ULM) et le Cessna et l’acquisition d’un avion Cessna dans le cadre du repositionnement du Parc Pendjari; l’achèvement des travaux de construction de la piste d’atterrissage de la Pendjari ; la réalisation de travaux d’aménagement des routes dans le parc en prévision de la saison touristique 2018-2019, etc.

Dans le domaine de la santé, on a noté : la construction du centre d’hémodialyse du Zou et celui de l’Ouémé (en cours) ; la construction de trois antennes de l’agence nationale de transfusion sanguine à Porto-Novo, Parakou et Abomey ; la construction de l’hôpital de référence à Abomey (en cours); le renforcement des infrastructures sanitaires et amélioration du plateau technique ; la réglementation de l’exercice en clientèle privé (fermeture de plus de 1.500 cabinets illégaux dans tous les départements, délivrance de 3 305 autorisations d’exercice en clientèle privée, délivrance de 757 autorisations d’ouverture et d’exploitation d’établissements sanitaires privés) ; la réorganisation des évacuations sanitaires avec Paris Hôpital Fondations (PHF) et la dématérialisation de toute la procédure (en cours); le démantèlement du réseau de vente des faux médicaments, etc.

Par Nafiou OGOUCHOLA

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