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Coupe menstruelle : quand les ‘’chinois’’ ou les ‘’anglais’’ débarquent (Une solution qui révolutionne la gestion de l’hygiène)

Lever le tabou sur la menstruation. C’est non seulement informer les femmes de la normalité de ce phénomène mais également mettre à leur disposition des solutions adéquates pour mieux gérer leurs menstrues. Et aujourd’hui, la coupe menstruelle se présente comme une solution qui révolutionne la gestion de l’hygiène menstruelle.

«J’utilise la coupe menstruelle depuis quelques mois et ça me semble pratique et hygiénique», confie Gloria, la vingtaine et étudiante en Ressources humaines dans une université privée de la place.

«Adopter la coupe menstruelle, c’est l’une des meilleures résolutions écologiques en 2019», s’exclame l’une de ses amies qui a découvert la coupe grâce à Gloria. Elle dure plusieurs années et ne génère pas de déchets. Donc aucune accumulation d’applicateurs en plastique, d’emballages, ni de déchets non biodégradables.

Serviette hygiénique, tampons, serviette lavable et réutilisable sont autant d’objets que les femmes ont l’habitude d’utiliser lorsque les ‘’anglais’’ ou les ‘’chinois’’ débarquent. Mais une autre solution s’offre à elles aujourd’hui. Il s’agit de la coupe ou coupelle menstruelle. Comme son nom l’indique, elle est un petit réservoir en forme de coupe ou de cloche. Et on l’insère dans le vagin lors des menstrues. Ce réceptacle fait en silicone médicale ou en latex crée un espace qui permet de recueillir le flux menstruel.

Contrairement aux tampons et serviettes, dont les déchets jetés dans la nature prennent des centaines d’années pour disparaitre, il y a des innovations. Alors qu’une femme utilise au moins 10.000 protections au cours de sa vie, la coupe menstruelle maintient en bonne santé. Elle respecte la flore vaginale et est d’une très grande tolérance cutanée et des muqueuses.

«Elle ne vous expose aux risques d’irritations, de mycoses, d’infections ni de sécheresse vaginale. Dès la première utilisation, vous allez déjà remarquer qu’il n’y a aucune odeur. En plus, vous pouvez la stériliser», rassure Judith Alikpon, sagefemme de son Etat.

En dehors du fait d’être écologique et respectueuse de la santé, la coupe menstruelle est économique et discrète. «Il n’est plus question de passer au supermarché ou à la pharmacie pour acheter des protections hygiéniques pendant un long moment. Il ne s’agit plus de trimbaler les emballages de serviettes ou de tampons dans votre sac. La coupe ne prend pas trop d’espace dans l’armoire non plus. Une fois à l’intérieur, la coupe menstruelle est invisible», se réjouit Anastasie qui fait l’expérience de la coupe depuis six mois.

Si elle est utilisée correctement, la coupe menstruelle est moins imposante dans le vagin, elle ne touche pas le col, comparativement au tampon. Et en raison de son matériel souple, en silicone médicale, elle n’empêche aucun mouvement.

Pour une hygiène menstruelle efficace

Encore trop souvent sources d’interdits voire de souffrances, les règles concernent la moitié de la population de la planète. Autant la femme doit faire face au regard de la société, autant elle doit se démerder pour trouver de quoi gérer cette période tout en vaquant librement à ses activités.

Entre ses interrogations, il est plus important pour elles d’adopter des règles d’hygiènes saines. La plupart des femmes et des filles auront chaque mois leurs règles entre la ménarche, la période des premières règles et la ménopause. Néanmoins, cette fonction corporelle normale est toujours entourée de silence et de tabous et fait également l’objet d’une stigmatisation.

«Les femmes et les filles du monde entier font face à de nombreux défis pour gérer leurs menstruations, ce qui devrait pourtant être une question qui relève tout simplement de la vie privée et du maintien de la santé», explique Urielle Djossou, assistante sociale et conseillère en santé reproductrice.

Les serviettes hygiéniques ou autres produits peuvent être indisponibles ou hors de prix ; les femmes et filles peuvent ne pas avoir accès à des toilettes qui assurent la sécurité, où l’eau est salubre et où elles peuvent se laver en toute intimité ; et elles peuvent être confrontées à des normes ou pratiques culturelles discriminatoires qui rendent difficile le maintien d’une bonne hygiène menstruelle. En raison de ces défis réunis, les femmes et les filles peuvent se voir privées de certains de leurs droits humains fondamentaux.

Ainsi, pour éviter au maximum le risque d’infection, des pratiques simples mais essentielles sont à appliquer. «Il est tout d’abord important de respecter le temps maximum d’utilisation: en théorie, les marques conseillent de changer de tampon toutes les quatre heures environ, et de ne pas le garder plus de huit heures d’affiliée, mais ne déconseillent pas de le porter la nuit», confie Judith Alikpon, sage-femme.

Mais au-delà, il faut un accès à des installations, infrastructures et matériels d’assainissement adéquats qui permettent aux femmes et aux filles de changer et de jeter les produits d’hygiène menstruelle et de mieux s’appliquer par rapport au processus de la menstruation et des options disponibles pour la gestion de l’hygiène menstruelle

Par Ornella PARAISO

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