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Coopération Bénin – Nigéria : Buhari ferme ses frontières, la Cedeao se réunit dans la foulée

Cotonou est dans le dur et c’est peut dire que de l’affirmer ainsi. Le grand voisin de l’Est, le Nigéria a décidé d’enfiler un gant de fer en fermant ses frontières terrestres avec le pays. Plusieurs sources essentiellement médiatiques s’accordent sur un délai de 1 mois pour la durée d’une supposée «opération militaire» ou 28 jours plus précisément. Dans le même temps, BeninwebTV annonce de l’ouverture d’une réunion de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), depuis ce jeudi 22 août 2019 pour se pencher sur la crise béninoise.

«Aucun pays ne peut survivre avec un voisin comme le Bénin», dénonçais déjà en juin dernier le richissime homme d’affaires nigérian Aliko Dangote lors de la tenue d’une table-ronde dans la capitale du pays. C’était donc un message annonciateur de ce qui arrive en ce moment où le pays du président Muhammadu Buhari a décidé de couper ses échanges commerciaux avec le Bénin.

D’ailleurs, le businessman s’était montré plus direct et menaçant en affirmant d’emblée : «Nous allons prendre des mesures draconiennes contre le Bénin». On peut donc supposer que le moment de la prise desdites mesures est enfin arrivé même si officiellement, un communiqué sans doute diplomatique, parle «d’exercices et manœuvres militaires à la frontière».

La Cedeao se réunit dans la foulée

Sans grands détails, c’est BeninwebTV qui informe de ceci : «La communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest est préoccupée par la situation post-électorale au Bénin. Ce jeudi 22 août, une réunion élargie aux personnes ressources se tient à Abuja pour parler des tenants et aboutissants de la crise qui aura trop duré. Certains Béninois de la diaspora y sont également invités. La réunion se tient sous l’autorité du président nigérian Muhammadu Buhari».

Très bref sans aucun doute, mais suffisamment éloquent pour lever un coin de voile sur le côté obscur la brusquerie avec laquelle «les exercices et manouvres militaires» sont apparus à la frontière avec le Bénin et pour une si longue durée de 28 jours.

Mieux, l’ordre du jour, à en croire la source ci-dessus citée, porte sur «la crise électorale béninoise». Cela signifie que la sous-région non seulement ne cautionne toujours pas le processus ayant conduit à l’installation manu militari de la 8ième législature, mais est déterminée à trouver une issue définitive à la situation qui pourrait ouvrir un autre front d’instabilité dans l’espace économique déjà en proie à de nombreuses crises. Avec la participation annoncée de la diaspora béninoise, les exilés politiques sans doute, le débat devrait être plus équilibré avec différents sons de cloches cette fois-ci.

L’économie du pays en berne

Est-il encore nécessaire de rappeler les lourdes conséquences d’une telle mesure de la partie nigériane sr le pays ? C’est d’abord au micro d’une équipe des journalistes de la radio nationale qu’un professeur d’économie va se donner à l’exercice : «La fermeture de la frontière va arrêter le processus d’échanges entre les opérateurs économiques et le marché nigérian. Le consommateur doit en souffrir parce qu’il y a un grand nombre de consommateurs béninois qui vivent des produits qui viennent du Nigéria (…) Le budget de l’Etat vit énormément des recettes qui sont perçues lorsque les produits quittent le Nigéria et entrent sur le territoire national. Je veux parler du secteur formel surtout» a déclaré l’universitaire.

En ce qui concerne le Port autonome de Cotonou, il n’est pas évident que les Blancs aux commandes puissent réaliser le miracle sans prendre appui sur le grand Nigéria. On parle en effet de plus de 20% de recettes douanières provenant uniquement de la réexportation des véhicules d’occasion vers le Nigéria. Déjà, le prix de l’essence monte en flèche et les consommateurs pourraient se retrouver au bord «du suicide» avant l’échéance des 28 jours que devraient prendre les «manœuvres militaires en question». Il ne faut pas se voiler la face, le pays sera secoué.

En plus de la grogne sociale qui est déjà sommeillant depuis 2016, il y a à craindre de graves risques d’insécurité et d’extrapolations de diverses formes de vice les jours à venir. Vivement que le génie du président Talon et de son entourage permettre d’éviter le pays le pire à l’horizon, aux citoyens béninois.

Par Manfoya OKRY

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2 COMMENTAIRES
  1. Et Voilà dit

    Non monsieur le commentateur
    Il n’y a pas de crise au Bénin, il y a juste une chasse contre le vol du denier public, la corruption. Et c’est une très bonne chose, et j’en conseille vivement au Nigeria d’en faire pareil. Et d’ailleurs ils en sont concients
    Arrêtez d’être complexé, on a pas de leçon à recevoir du Nigéria. Allez faire un tour chez eux et vous comprendrez.
    Vive le Bénin

    1. Ken dit

      Merci mon frère. Le Nigeria est le pire des pays au monde excepté les pays arabes. Faites un tour là bas et vous comprendrez. Autant le Bénin a besoin du Nigeria autant ils ont besoin de nous. Je prie notre gouvernement de rester ferme et on verra la fin. Le Bénin n’a de leçons d’économie ou de démocratie a recevoir d’un pays comme le Nigeria. Ils sont des millions de nigerians chez nous. Vive le Bénin ! Longue vie au président Talon

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