BÉNIN24 TÉLÉVISION
L'actualité en continu et en temps réel

Cadets en politique, majeurs en droit

Les partis de l’opposition s’attendaient au droit pour retirer leur certificat de conformité. Mais ils n’ont eu que de la politique, Le droit doit-il être en recomposition pour résoudre les contradictions internes dans un pays en crise ? Décryptage dans l’exercice de l’éditorial du jour.

Sur une échelle linéaire, le pouvoir de la ‘’Rupture’’ avait cru qu’il allait retrouver son segment de la politique pour réussir son coup. Celui d’enfoncer les derniers clous dans le cercueil des partis de l’opposition.

Malheureusement, le régime actuel n’offre que deux extrémités. Garder la main lourde pour enraciner sa ligne de conduite de la dictature et obliger les partis de l’opposition à se soumettre à une série d’injonctions qui ne relève pas du droit mais de la politique de la tourbe.

De ce fait, sur toute la ligne, il n’y a pas eu le droit mais rien que de la politique. Fort heureusement, face à ces manœuvres qui tendent à siphonner les règles de droit, le coup relatif à l’illégal certificat de conformité, a foiré jeudi dernier dans l’ambiguïté. Et ce n’est pas une surprise.

En effet, le régime de Talon est en fin de cycle électoral. Cependant, il cherche et recherche un nouveau souffle, non pas sur le chemin du droit mais sur le boulevard de de l’enracinement idéologique de la dictature.

Et comme la politique est aux antipodes de l’humanisme, de ce fait, la majorité des partis concernés ont su fédérer dans une grande sociologie. Résultat, leur niet a été catégorique. En effet, avec le cri de ce projet de chicane sous la bannière de la ‘’Rupture’’, les partis de l’opposition ont su réfuter les conditions d’un chantage politique.

Avec les injonctions, on a quitté le terrain du droit pour la divulgation de faits, d’histoires imaginaires, visant à porter des préjudices à des leaders qui donnent l’insomnie. Ce qui confirme la polarisation de l’absence du droit de ce côté de l’échelle.

Si les injonctions étaient dans une droite ligne plus objective, on serait dans la logique d’un cadre règlementaire en tout cas centré. Les partis politiques de l’opposition n’auraient pas eu cette nuance temporelle à ajouter, Et on ne serait pas sur le segment orienté par ces deux extrémités sans milieu.

Résultat, il vaut mieux préciser qu’il s’agit de la haine, car on est dans une proximité avec la politique et un éloignement avec le droit. Et avec ce format, on a compris que les virtuoses du chantage politique sont déjà en campagne contre les partis et les hommes politiques qui ne sont pas de leur goût. L’objectif des injonctions est de persécuter brutalement en s’efforçant de les traîner dans la boue et de les accabler.

Toute cette stratégie d’injonctions vise à porter des préjudices politiques à l’adversaire, à supprimer ou entraver ses possibilités d’activités politiques. Mais il se fait que le droit a horreur des insinuations et des expérimentations.

Car il est évident que quels que soient la teneur des injonctions aux partis de l’opposition, un régime ne peut être dans le rôle de maitre-chanteur. Et c’est ici que les majeurs en droit avaient compris qu’ils ont des cadets en politique.

Par Titus FOLLY

Rejoignez-nous sur Facebook
Nous sommes aussi sur Twitter
Application Android

Disponible sur Google Play

 

Immobilier Bénin

ACTUALITÉS RÉCENTES

ACTUALITÉS RÉCENTES

ACTUALITÉS À LA UNE

ACTUALITÉS À LA UNE

CAN 2019

CAN 2019

1 COMMENTAIRE
  1. Gnitchede dit

    Waoo, Bravo, monsieur le maître absolu du droit. Monsieur le détenteur absolu du savoir gérer une république de moutons. Vu que vous savez tout : les partisans de la rupture sont les “klébés”. Mais comment appeler les personnes qui sont au solde de l’opposition ??. Trouvez le nom juste et mettez le à côté du votre.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre adresse email ne sera pas publiée.

+ 77 = 86